Monocoque Générali

23 avril 2010

Generali Europ Assistance, à la poursuite de l'alizé portugais

Generali Europ Assistance croisait ce matin devant l'embouchure du Tage mais Yann Eliès et Jérémie Beyou n'iront pas déguster des « pasteis de Belem », cette pâtisserie qui fait le miel des Lisboètes. Après le pain noir des dernières heures, les deux navigateurs espèrent commencer à manger leur pain blanc. Leur option devrait porter ses fruits à compter de samedi. Sera-t-elle suffisante pour combler le retard pris sur les leaders de la course ?

23/04/10 : photo envoyée à bord de Generali Europ Assistance, au large de Lisbonne


C’est aussi cette incertitude qui fait le sel de la course au large.


La journée de jeudi a été compliquée à bord de Generali Europ Assistance. La faute à une bulle sans vent qui a considérablement retardé les tenants de l’option le long des côtes portugaises dans leur plan de route. Et voir, à chaque classement, défiler les milles de retard demande une grande force mentale. Qu’on le veuille ou non, la tension monte d’un cran et il faut toute l’expérience de compétiteurs comme Yann et Jérémie pour analyser lucidement la situation.

Les points positifs tout d’abord : depuis le début de la course, Generali Europ Assistance va vite. A chaque fois que l’équipage a été à la lutte directe avec un autre concurrent, les deux compères ont pris le dessus sur leurs adversaires. Par ailleurs, l’entente entre les deux navigateurs tant sur les réglages que sur les choix de route est parfaite. L’envie de gagner et la manière d’y parvenir sont deux notions totalement partagées.

Revers de la médaille, l’avance prise sur les hommes de l’est par les leaders les place en position de favoris pour virer l’île de La Palma aux Canaries. Mais il n’y a rien d’irrémédiable pour autant. Il restera encore un océan à traverser.

Enfin, le rythme actuel de la course va sûrement allonger de manière significative le temps de course. A bord de Generali Europ Assistance, on a décidé de ne pas attendre de voir fondre les réserves. Il est plus facile de se rationner un tout petit peu chaque jour, que de finir la course en manque de nourriture et d’eau. Savoir gérer ses réserves est aussi un critère de performance.

 Extraits de la vacation avec Yann Eliès :

« On est en train de croiser devant l’embouchure du Tage. On a vu les lumières de Lisbonne cette nuit ; c’est une ville que je ne connais pas mais qui me tente bien. Ça sera pour une autre fois. Sinon, tout va bien : on sait qu’on va vite et c’est un élément rassurant dans notre position. On espère arriver aux Canaries pas très loin du paquet de tête, même si pour l’heure les routages nous donnent un peu derrière. Mais on a mangé notre pain noir tandis que les heures à venir vont être plus compliquées pour Armel et Franck. Et des Canaries jusqu’aux Antilles, il reste encore du chemin.

La vie à bord ? Mis à part quelques petits coups d’adrénaline du fait des calmes, on est en pleine forme. Le début de course n’a pas sollicité les organismes. On a juste sorti les cirés pour passer le cap Finisterre, mais dans l’ensemble on est au sec comme jamais… »

Pointage de Generali Europ Asistance à 11h ce vendredi :
23e par 38°34 Nord, 9°40 Ouest - Vitesse 4,8 nœuds - Cap 190°




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