Monocoque Générali

14 août 2009

2ème du classement général provisoire !

Si la 3ème étape de la Solitaire du Figaro a tenu toutes ses promesses en termes d'intensité, il n'en est rien dans le domaine des écarts. Après un finish incroyable sous collines de l'Irlande, la montagne a accouché d'une souris ! Après 485 milles parcourus dans des conditions météo propices aux chamboulements dans le classement, les arrivées se sont succédées à un rythme effréné au tempo de l'insoutenable légèreté de l'air en baie de Dingle. Dingue ! Yann Eliès, bien revenu aux avant-postes, termine en 5è position à moins 3 minutes 35 secondes du vainqueur de l'étape, Jérémie Beyou. Au classement général, il conserve sa 2ème place derrière Nicolas Lunven. Mieux encore, le skipper de Generali a très nettement réduit son retard : il pointe désormais à 4 minutes et 59 secondes du fauteuil du leader, en bonne position pour caresser l'espoir de décrocher, à Dieppe à l'issue de la der des ders, la grande victoire au général...

Lors de l'étape 1 : Lorient - La corogne

Une fois encore, la Solitaire a servi un scénario dont elle seule est capable. Si au départ de Saint-Gilles-Croix-de–Vie, la bande-annonce pariait volontiers sur une étape décisive avec des écarts à l’arrivée qui détermineraient une hiérarchie, il n’en a rien été. Bien au contraire, on prend les mêmes et on recommence, ou presque. Voilà sans nul doute la morale de cette histoire d’arrivées d’étape en baie de Dingle, où toute la flotte a convergé sur les coups de 19 heures pour en finir avec un vent aux abonnés absents un peu avant minuit. À l’issue d’un incroyable suspense, il fallait donc jouer dans l’ordre Jérémie Beyou (Bernard Paoli), Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Eric Péron (Skipper Macif). Ces trois-là se sont adjugés les  honneurs de la ligne mouillée sous haute tension après un marathon qui s’est terminé, comme semble le vouloir la tradition sur la côte sud-ouest irlandaise, par un sprint dans la pétole la plus molle où tous les coups tactiques sont plus que jamais permis.
 
Régularité aux avant-postes
Et dire que les lauriers du succès tendaient pourtant les bras à Antoine Koch (Sopra), Nicolas Lunven (CGPI), Armel Le Cléac’h (Brit Air) ou encore à Yann Eliès, bien revenu aux avant-postes. Le skipper de Generali figurait en effet dans le petit groupe des premiers à pointer l’étrave dans les calmes lancinants de la baie de Dingle, quand ceux de l’arrière qui accusaient un peu de retard sont revenus du diable vauvert pour remettre les compteurs à zéro. Bien inspiré pour déjouer les pièges et les embûches d’un parcours résolument stratégique, Yann a une nouvelle fois compté parmi les grands animateurs de la course, faisant aussi bien appel à ses réflexes de fin régatier qu’à son bon sens marin. Éreinté, épuisé, il n’en a pas moins la satisfaction d’avoir fait une belle étape et de s’être accroché dans la petite clique des plus solides et réguliers leaders. Tous les espoirs de grande victoire restent donc bel et bien permis pour celui qui poursuit sur la lancée d’un retour en force sur une course au niveau a chaque fois un peu plus relevé. Et c’est bien là l’essentiel à l’issue de ce troisième acte entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie  et Dingle qui a vu plus de trente bateaux arriver en un quart d’heure… et restera dans les annales de cette édition aussi convoitée que disputée !  
 
Yann Eliès à l’arrivée :
« Je termine 5ème et j’ai l’impression de ne pas avoir tout perdu dans ce dénouement incroyable. C’était un peu la grande kermesse. Je suis cramé et je ressens forcément un peu de déception de voir que les derniers arrivés en baie de Dingle sont les premiers sur la ligne. C’est dur de voir qu’Antoine Koch ou encore Nicolas Lunven avec lequel je naviguais au coude à coude lors de cette dernière journée termine 33è. Ce classement n’est pas révélateur de sa course. L’étape s’est néanmoins révélée très intéressante, riche de coups à jouer, pleine de rebondissements. Et si nous avons eu encore un bon lot de bords de près un peu longuets, j’ai vraiment eu un plaisir immense au portant sous spi le long des côtes irlandaises, c’était magnifique.  J’ai le sentiment d’avoir bien navigué, d’être bien revenu pour me cramponner aux avant-postes. Je réduis aussi sensiblement mon écart avec Nicolas Lunven. À cinq minutes de la première place  au classement général, tout peut se passer : dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs. Mais, c’est bien ça qui fait la magie de cette course et ce que je suis venu chercher ici… »




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