31 décembre 2008
Yann Eliès est arrivé ce matin à Paris, en provenance de Perth (Australie) via Singapour. Le skipper de Generali a bénéficié de toute l'efficace logistique d'Europ Assistance pour voyager dans les meilleures conditions et avec un accompagnement médical adapté. Il est arrivé en compagnie de sa famille ce matin peu avant 7 heures à l'aéroport de Roissy Charles De Gaulle. Il a immédiatement rejoint l'aéroport du Bourget pour embarquer à bord d'un vol en direction de Lannion. Yann, sous la surveillance d'un médecin de Singapour et d'une infirmière délégués par Europ Assistance a beaucoup dormi durant le vol qu'il a passé allongé sur une civière.
Yann Eliès finira donc l'année 2008 parmi les siens en sa Bretagne natale. Pas exactement chez lui non, mais dans un centre de rééducation des côtes d'Armor où l'on va s'attacher à travailler non seulement sur sa jambe gauche opérée, mais aussi sur sa vertèbre cervicale blessée. L'épisode Australien se termine, marqué du sceau de l'amicale efficacité de tous les services concernés dans le sauvetage et l'hospitalisation d'Eliès. Commence pour le jeune marin breton le long travail de rééducation qui le conduira avec patience et ténacité, de nouveau à la barre d'un voilier.
La formidable équipe de l'hôpital de Perth
Quelques minutes après son arrivée à Paris, c'est un Yann Eliès reposé qui a livré ses premières impressions, revenant sur la dizaine de jours écoulés : "dès que je suis arrivé en Australie à bord de la frégate Arunta, j'ai été rapidement pris en main par une formidable équipe de l'hôpital de Perth. Les médecins ont non seulement confirmé le diagnostic de la fracture de mon fémur gauche, mais ont aussi relevé une fracture du bassin et de vertèbres. Ils se sont dès lors employés à réduire tout cela et moins de 24 heures après mon admission, j'étais opéré par le professeur Scheryil. Et tout de suite après, les médecins ont tenu à me mettre dans des dispositions de récupération dynamique, en favorisant mon levé, et ma circulation sur un fauteuil roulant. J'ai ainsi pu bénéficier d'un semblant d'autonomie. Cela a vraiment constitué le début du renouveau pour moi."
Une nouvelle compétition s'avance...
"J'ai l'avenir devant moi. Certes, je souffre encore et j'ai besoin de médicaments anti-douleurs. Mais j'entre dès ce soir dans un centre de rééducation et j'attaque ma reconstruction. Je dois d'ici là observer 6 semaines d'immobilisation complète, avec la possibilité d'utiliser un fauteuil roulant. Point de retour à la maison dans ces conditions. Suivront environ 6 mois de travail intense de reconstruction afin de retrouver tous mes moyens. Je souhaite repartir vers de nouveaux projets. Je ne m'interdis rien quant à mon avenir de sportif. Oui, ce retour en France coïncide pour moi avec le début de la reconstruction..."