25 mai 2008
Peu après avoir passé la ligne d'arrivée de The Transat, à Boston, et avant d'aller prendre un repos mérité, Yann Eliès nous a livré ses premières impressions et le récit de son arrivée à Boston :

Yann Eliès : "Plus j'approchais des côtes et plus la sérénité revenait". Le soulagement est palpable, le bonheur évident. Yann Eliès savoure ses premières heures à terre depuis 13 jours, 15 heures 0 mn et 22 secondes, avec la satisfaction d'un devoir en tous points accompli. "J'ai terminé la course en ramenant mon bateau à bon port. J'ai la satisfaction de monter sur le podium, et j'ai connu le bonheur d'une grande transat en course et en solitaire." Laconique, ce bilan fera l'objet ces prochains jours d'analyses plus précises. Il témoigne du bonheur simple d'un marin soucieux du travail bien fait. Cette Transat est un chapitre de l'histoire qu'Eliès et son partenaire Generali ont choisi d'écrire ensemble. "Troisième course, et troisième arrivée à bon port" souligne simplement Eliès, "Avec une montée en puissance de bon augure pour l'échéance du Vendée Globe..." 9ème de la Transat Jacques Vabre en 2007, 4ème de la B to B, Generali inscrit cette fois son nom sur les tablettes d'une épreuve prestigieuse. "Le plateau de départ, le volume historique de cette épreuve donnent du relief à ma performance..." Mais l'autosatisfaction n'étant pas le genre de la maison Eliès, les réserves ne tardent pas à poindre : "J'aurais aimé me mêler de plus près à la bagarre finale... ce sera ma seule déception... les lois de la mer en ont décidé autrement..."