29 avril 2010
Partir plein sud, et ainsi s'éloigner de la route directe, ou rester plus au nord, en prenant le risque de subir de plein fouet la rupture annoncée des alizés ? Tel est le dilemme auquel doivent faire face Yann Eliès et Jérémie Beyou à bord de Generali Europ Assistance. En attendant, les deux hommes avancent bon train et évoluent dans le peloton de tête de la Transat Ag2r - La Mondiale.

« On est pas mal remonté au classement » confiait Yann Eliès à la vacation du 28 avril. Une tendance qui s’est confirmée ce jeudi. Au 11ème jour de course, Generali Europ Assistance occupait la 7ème position au pointage de 15h. Les deux hommes sont bien dans le match. Mais le classement peut être trompeur dans la configuration actuelle de la course. Yann Eliès reste donc prudent : « Il va falloir attendre le prochain point de passage météo pour savoir si notre positionnement est bon et si notre classement est fondé ». La rupture des alizés, prévue dans le week-end, devrait en effet redéfinir la donne.
Faire le grand plongeon ?
Certains favoris ont déjà décidé d’investir au sud avec l’objectif de profiter, à terme, d’un alizé plus soutenu et plus régulier. Parmi eux, Nicolas Lunven et Jean Le Cam, à bord de Generali, qui pointaient en 10ème position ce jeudi. Les équipages de Banque Populaire, Gedimat, Crédit Mutuel de Bretagne et Cheminées Poujoulat suivent également une route très sud. Cette option sera t-elle payante ? Bien difficile de se prononcer à l’heure actuelle. Si Yann et Jérémie mettent du sud dans leur route, comme l’ensemble de la flotte, ils n’ont pour l’instant pas effectué le grand plongeon. Leur stratégie dans les heures qui viennent sera intéressante à suivre.
Côté ambiance, tout va pour le mieux à bord de Generali Europ Assistance même si la fatigue et la tension commencent à se faire sentir : « Il y a toute une gestion à bord qui n’est pas évidente à trouver » explique Yann. Avant d’ajouter : « Ce n’est pas aussi stressant qu’en solitaire mais c’est tout de même une attention de tous les instants ». Nul doute que cette attention sera pleinement sollicitée jusqu’à l’arrivée à Saint-Barthélemy.