Monocoque GENERALI / Les hommes
Sans concession...
A 27 ans, Nicolas Lunven, le nouveau skipper du Figaro Generali, est, sans conteste, l’un des meilleurs navigateurs de sa génération.
Tout comme Franck Cammas et Armel Le Cleac'h avant lui, le Vannetais a remporté la Solitaire du Figaro très tôt, cette épreuve réputée comme la plus difficile au Monde pour un marin en solitaire tant les quatre étapes de deux à cinq jours ne permettent pas aux engagés de récupérer.
Et la dernière édition de la Solitaire du Figaro a consacré Nicolas, face à une opposition constituée des meilleurs spécialistes de la discipline (Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou, Yann Eliès, Gildas Morvan…) présents sur les lignes de départ de Lorient, Dingle ou Dieppe. C’est dire la qualité et le talent de la nouvelle recrue de Generali…
Doué, tous les observateurs le disent, Nicolas Lunven a un sens marin inné. Certainement grâce à ces multiples ballades hauturières familiales aux côtés de sa grande soeur, sa mère et d’un père ancien marin de haut niveau (cinq solitaires du Figaro dont une avec Concorde en 75, un tour du Monde en équipage) mais également grâce à un feeling digne des loups de mer les plus aguerris.
Sportif, pas de problème là-dessus, Nicolas n’hésite pas dans la vie de tous les jours à s’entraîner, alternant course à pied et vélo, en passant par le fastidieux et indispensable renforcement musculaire.
Technicien besogneux, certes, Nicolas Lunven ne fait pas les choses à moitié, que ce soit à terre dans la préparation méticuleuse de son Figaro Bénéteau 2 aux couleurs de Generali aux côtés de Matthieu son préparateur (électronique, carénage, matelotage, optimisation de son jeu de voiles), dans le long apprentissage des subtilités de l’analyse météorologique (connaissance des logiciels de routage…) ou lorsqu’il travaille sur l’eau à répéter sous la houlette du pôle finistère course au large manœuvres, départs et fondamentaux de la régate…
Communicant, il aime raconter ses aventures maritimes à ses proches, ses partenaires, aux médias ou à travers sa petite caméra embarquée, sa page facebook et son site internet.
Professionnel en somme ou un marin aiguisé qui a compris comme quelques-uns qu’il ne fallait rien laisser au hasard pour espérer se mettre dans les meilleures dispositions dans ces fameuses périodes hauturières cruciales, la nuit par exemple lorsqu’il ne faut pas flancher alors que la mer s’affole, que le vent souffle et qu’il faut positionner son bateau au mieux dans l’échiquier.
Organisé comme un petit chef d’entreprise, titulaire d’un master en management à Vannes et ancien agent commercial d’un tissu à voile haute gamme...
Réservé certainement, il ne sauta pas 10 fois dans son bateau lors de sa belle victoire dieppoise fin août 2009 suite à un dernier acte entre l’Irlande et la Seine-Maritime truffé de rebondissements en tout genre. Mais ce jeune homme aux yeux bleus clairs, au grand sourire, à la tête bien faite et à la bonne humeur parfois déconcertante, a bien d’autres qualités qu’il va, sans aucun doute, mettre aux services de Generali ces prochaines années (victoire en 2010 de la Solo Les Sables) lors de ses pérégrinations sportives en solitaire et en double à travers l’Atlantique, le long des côtes bretonne, normande, vendéenne, britannique, irlandaise, espagnole et méditerranéenne.